Barème sport SOG : épreuve physique, ateliers et notation détaillée
L'épreuve physique gendarmerie (EPG) réunit trois ateliers en une seule note sur 20, affectée du coefficient 3. Voici comment elle se déroule, comment elle est notée et quel niveau viser pour ne prendre aucun risque.
- 3 ateliers, une seule note sur 20
- Coefficient 3 à l'admission
- Éliminatoire en dessous de 6/20
Qu'est-ce que l'EPG du concours SOG ?
L'EPG est l'épreuve sportive du concours de sous-officier de gendarmerie. Elle ne mesure pas une performance d'athlète mais l'aptitude physique attendue sur le terrain.
Une épreuve d'admission
L'épreuve physique gendarmerie (EPG) se déroule lors de la phase d'admission du concours de sous-officier, une fois l'écrit d'admissibilité réussi.
Une note unique sur 20
Les trois ateliers sont enchaînés le même jour et donnent une seule note sur 20, affectée du coefficient 3 dans le total d'admission.
Un seuil à ne pas franchir
Une note inférieure à 6/20 est éliminatoire : quel que soit le reste du dossier, le candidat ne peut pas être admis.
Un test de capacité opérationnelle
L'EPG ne cherche pas un profil d'athlète, mais vérifie que le candidat dispose de l'endurance, de la coordination et de la force nécessaires au métier.
À retenir : une seule note sur 20 pour trois ateliers, un coefficient 3 à l'admission et une élimination automatique en dessous de 6/20. Les modalités précises sont fixées par la notice officielle de chaque session.
Les 3 ateliers de l'épreuve physique
Les trois ateliers s'enchaînent le même jour. Deux sont chronométrés, le troisième est validé en réussite ou en échec.
- 1
Le parcours d'obstacles chronométré
Un enchaînement d'obstacles à franchir le plus vite possible : franchissements, passages bas, équilibre, course.
- Chronométré : le temps est converti en points.
- La technique de franchissement fait gagner plus de secondes que la vitesse pure.
- Une reconnaissance du parcours est généralement proposée avant le passage.
- Un obstacle non franchi selon la consigne peut entraîner une pénalité ou un nouvel essai selon le règlement de la session.
Travaille les appuis, les changements de direction et les franchissements avant de chercher à gagner du temps.
- 2
La simulation de combat chronométrée
Un atelier de corps à corps codifié, également chronométré, qui évalue la capacité à produire un effort intense et maîtrisé.
- Effort court et très intense, proche du sprint.
- Évalue le gainage, l'explosivité et la résistance à l'essoufflement.
- Se déroule après le parcours : la récupération entre les ateliers compte.
- Le respect des consignes de sécurité est impératif.
Entraîne-toi sur des efforts intermittents courts (20 à 45 secondes) pour tenir l'intensité sans t'écrouler.
- 3
Le transport de poids en réussite / échec
Un déplacement avec charge, validé en réussite ou en échec : il ne s'agit pas d'un chronomètre converti en note.
- Résultat binaire : réussi ou non réussi.
- Évalue la force fonctionnelle et le gainage sous charge.
- Un échec pèse fortement sur le résultat global de l'épreuve.
- La technique de port de charge évite les blessures et facilite la validation.
Travaille le port de charge sur quelques dizaines de mètres, dos gainé, plutôt que la charge maximale.
Comment est notée l'épreuve ?
Les temps réalisés sont convertis en points selon une grille officielle. Le résultat final tient en une note unique sur 20.
Une note globale sur 20
Les performances réalisées sur les ateliers chronométrés sont converties en points selon une grille officielle, puis regroupées en une note unique sur 20.
Du temps vers la note
Plus le temps réalisé est court, plus la note est élevée. Chaque palier de temps correspond à un nombre de points : gagner quelques secondes peut faire gagner plusieurs points.
Des barèmes différenciés
Les grilles de temps sont différenciées entre les hommes et les femmes : pour une même note, les temps de référence ne sont pas identiques.
L'effet du transport de poids
Le transport de poids n'apporte pas une note chronométrée mais conditionne le résultat : un échec dégrade fortement l'évaluation de l'épreuve.
Le coefficient 3
La note est multipliée par 3 dans le total d'admission. Un écart de 4 points sur l'EPG représente 12 points au classement final.
Barème détaillé : ce que vaut chaque niveau
Le tableau ci-dessous présente la logique du barème par palier de note, avec des grilles de temps différenciées entre les hommes et les femmes.
Les temps de référence exacts sont fixés par la notice officielle de chaque session et peuvent évoluer. Vérifie toujours la grille publiée pour ta session sur le site de recrutement de la gendarmerie avant de fixer tes objectifs chronométriques.
Hommes : Temps de référence le plus rapide de la grille
Femmes : Temps de référence le plus rapide de la grille féminine
Réservé aux candidats très entraînés sur les ateliers.
Hommes : Quelques secondes au-dessus du meilleur palier
Femmes : Quelques secondes au-dessus du meilleur palier féminin
Niveau visé par les candidats qui préparent l'EPG spécifiquement.
Hommes : Palier intermédiaire supérieur
Femmes : Palier intermédiaire supérieur
Objectif réaliste avec 8 à 12 semaines de préparation régulière.
Hommes : Palier intermédiaire
Femmes : Palier intermédiaire
La moyenne : sécurisante, mais sans avantage au classement.
Hommes : Paliers bas de la grille
Femmes : Paliers bas de la grille
Non éliminatoire, mais coûteux avec le coefficient 3.
Hommes : Temps hors grille ou atelier non validé
Femmes : Temps hors grille ou atelier non validé
Le candidat ne peut pas être admis, quels que soient ses autres résultats.
Quelle note faut-il viser ?
Passer le seuil ne suffit pas : avec le coefficient 3, l'EPG est un levier réel de classement.
Objectif minimum : sécuriser
Vise nettement au-dessus de 6/20. Le jour J, le stress, la fatigue et les conditions météo font perdre quelques secondes : une marge est indispensable.
Objectif réaliste : 12 à 15/20
C'est la fourchette atteignable pour un candidat régulier, sans passé sportif de haut niveau, avec deux à trois séances par semaine.
Objectif ambitieux : 16/20 et plus
Avec le coefficient 3, chaque point gagné au-dessus de la moyenne compense des points perdus ailleurs, notamment sur l'écrit.
Note éliminatoire et erreurs à éviter
En dessous de 6/20, l'admission n'est plus possible. La plupart des mauvaises notes viennent d'erreurs de préparation évitables, pas d'un manque de capacités.
Découvrir les ateliers le jour J
Ne pas avoir simulé le parcours ni le transport de poids coûte plusieurs points, uniquement à cause de la technique.
Partir trop vite
Un départ trop rapide sur le parcours ruine la simulation de combat qui suit. L'EPG se gère comme un enchaînement, pas comme trois efforts isolés.
Négliger le transport de poids
Considéré comme secondaire parce qu'il n'est pas chronométré, il est pourtant validé en réussite/échec et pèse lourd en cas d'échec.
S'entraîner uniquement en endurance
La course à pied longue ne suffit pas : sans travail de force et d'explosivité, les ateliers restent difficiles.
Se blesser en fin de préparation
Augmenter brutalement la charge dans les deux dernières semaines est la première cause de forfait. Allège avant l'épreuve.
Comment se préparer à l'EPG ?
Une préparation efficace combine quatre axes : endurance, explosivité, force et technique des ateliers — le tout dans la durée.
Endurance de base
2 séances hebdomadaires de course (30 à 45 minutes) pour tenir l'enchaînement des ateliers sans dette d'oxygène.
Explosivité
Sprints courts, montées d'escaliers, sauts : c'est ce qui fait gagner des secondes sur le parcours et la simulation.
Force et gainage
Tractions, pompes, gainage et port de charge pour valider le transport de poids sans se blesser.
Technique des ateliers
Répète les franchissements et le port de charge au ralenti avant de les chronométrer. La technique rapporte plus que la puissance.
Régularité
Trois séances par semaine sur douze semaines valent mieux qu'un bloc intensif d'un mois avant l'épreuve.
Simulation complète
Une fois par quinzaine, enchaîne les trois ateliers dans l'ordre pour t'habituer à la fatigue cumulée.
Matériel, tenue et consignes le jour J
Rien de compliqué, mais quelques points à vérifier avant de partir en centre d'épreuves.
Tenue
Tenue de sport adaptée et chaussures de running ou de sport en salle selon le lieu. Prévois une tenue de rechange et de quoi t'hydrater.
Aptitude médicale
Le candidat doit être médicalement apte à passer les épreuves physiques. Les pièces demandées (certificat, visite d'aptitude) sont précisées dans la convocation de la session.
Déroulement
Briefing collectif, échauffement, puis passage par atelier. Écoute attentivement les consignes de sécurité et les critères de validation annoncés sur place.
Vérifier les règles à jour
Les modalités et grilles de notation peuvent évoluer d'une session à l'autre. Vérifie toujours la notice officielle de ta session avant l'épreuve.
Pour aller plus loin
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