Métiers et spécialités
Spécialité, pas de concours direct

Motocycliste gendarmerie : missions, formation et parcours pour devenir gendarme à moto

Le motocycliste de la gendarmerie est un gendarme spécialisé dans la sécurité routière, la surveillance des axes de circulation, les contrôles, l'escorte et le guidage. Pour exercer ce métier, il faut d'abord intégrer la gendarmerie par le concours SOG ou officier, suivre la formation initiale, puis se porter volontaire et réussir la sélection spécialisée.

Mise à jour : août 2026

En bref

  • Le motocycliste est une spécialité, pas un concours d'entrée direct.
  • Le concours SOG est la voie principale pour devenir sous-officier motocycliste ; le concours officier constitue l'autre porte d'entrée.
  • Après la formation initiale en école, le militaire doit se porter volontaire puis réussir une sélection.
  • La formation spécialisée se déroule au Centre national de formation à la sécurité routière (CNFSR), à Fontainebleau.
  • Le permis moto n'est pas présenté comme obligatoire pour candidater à la spécialité.

Qu'est-ce qu'un motocycliste de la gendarmerie ?

Le motocycliste est avant tout un militaire de la Gendarmerie nationale, spécialisé dans l'usage professionnel de la moto. La machine n'est pas une finalité : elle est un outil de service, choisi pour sa mobilité, sa capacité à circuler dans un trafic dense et sa présence visible sur les axes routiers.

Il intervient principalement sur les routes et les autoroutes, le plus souvent au sein d'unités de sécurité routière. Son action s'inscrit dans une chaîne : il travaille en coordination avec les brigades territoriales, les unités de recherches, les secours et les gestionnaires du réseau routier.

Son métier combine prévention, contrôle, intervention, accompagnement et missions judiciaires selon les situations rencontrées. Il est chargé de la surveillance et de la sécurisation du réseau routier et autoroutier, mais peut aussi appuyer les autres gendarmes sur la route, escorter des convois, ouvrir la voie et faciliter certains déplacements. C'est donc un métier de service public, de rigueur et de contact, davantage que de vitesse.

Quelles sont les missions du gendarme motocycliste ?

Réduire le métier au contrôle de vitesse serait inexact : les missions couvrent la prévention, le contrôle, l'intervention, l'accompagnement et l'appui judiciaire.

Sécurité routière

Surveillance des axes routiers et autoroutiers, prévention et lutte contre l'insécurité routière, présence dissuasive sur les itinéraires sensibles.

Contrôle des usagers et des transports

Vérification du respect des règles applicables à la circulation et contrôle des transports de personnes ou de marchandises.

Intervention sur incidents et accidents

Sécurisation d'une zone, régulation de la circulation, premiers constats et coordination avec les services compétents.

Escorte et guidage

Ouverture de voie, accompagnement de convois et facilitation de passages, notamment lors de déplacements particuliers ou d'événements.

Prévention

Actions de sensibilisation auprès des usagers, des scolaires, des entreprises ou des publics concernés par la sécurité routière.

Appui judiciaire

Contribution aux enquêtes, aux contrôles et à la lutte contre les trafics, en appui des unités territoriales et de recherches.

Dans quelles unités peut exercer un motocycliste ?

Cette liste n'est pas exhaustive : les affectations dépendent de l'organisation locale, des besoins du service et des postes ouverts.

Brigade motorisée (BMo)

Unité de sécurité routière implantée localement, chargée de la surveillance des axes et des contrôles au quotidien.

Peloton motorisé

Unité motorisée engagée sur la surveillance de la circulation et l'appui des unités territoriales, selon l'organisation du département.

Escadron départemental de sécurité routière (EDSR)

Structure qui coordonne l'action des unités de sécurité routière du département.

Garde républicaine

Certains postes de motocyclistes concernent des missions d'escorte, d'encadrement et de représentation.

Gendarmerie de l'air et de l'espace

Missions propres à ses sites et emprises : surveillance, escortes de convois particuliers et guidage.

Autres unités

D'autres affectations existent selon les besoins du service, l'organisation locale et les postes ouverts.

Comment devenir motocycliste dans la gendarmerie ?

Le parcours est interne : on devient d'abord gendarme, on devient motocycliste ensuite.

  1. 1

    Réussir le concours d'entrée

    Le point de départ est le concours de sous-officier de gendarmerie (SOG) ou, selon le projet professionnel, le concours d'officier. Il n'existe pas de concours externe « motocycliste ».

  2. 2

    Suivre la formation initiale en école

    Le candidat admis devient élève gendarme, puis sous-officier (ou officier) à l'issue de sa formation. Aucune spécialité n'est attribuée d'office à ce stade.

  3. 3

    Se porter volontaire pour la spécialité

    La candidature se fait sur volontariat, selon les modalités et les ouvertures en vigueur. Le nombre de places dépend des besoins de l'institution.

  4. 4

    Réussir la présélection ou le pré-stage

    Le candidat démontre son aptitude médicale, physique, technique et comportementale à l'emploi de motocycliste.

  5. 5

    Suivre la formation motocycliste puis être affecté

    Les candidats retenus rejoignent le CNFSR de Fontainebleau. L'affectation intervient ensuite selon les besoins du service et les postes disponibles.

Et le GAV ? Le statut de gendarme adjoint volontaire peut constituer une première expérience de l'institution, mais il ne donne pas accès à la spécialité motocycliste. Le passage par le concours de sous-officier reste nécessaire.

Faut-il avoir le permis moto ?

Idée reçue : non, le permis moto n'est pas présenté comme une condition obligatoire pour devenir motocycliste dans la gendarmerie. La formation spécialisée inclut l'apprentissage du pilotage et des compétences professionnelles nécessaires au métier.

  • Une expérience de la moto peut aider dans la préparation personnelle, mais elle ne garantit ni l'admission ni la réussite de la sélection.
  • La réglementation applicable au permis, à la conduite et à la formation doit être vérifiée au moment de la candidature.
  • Ce qui est évalué en formation, c'est la sécurité, la progression et le respect des règles : s'entraîner hors du cadre légal n'a aucun intérêt et reste interdit.

Quelles sont les conditions pour candidater ?

Les conditions ci-dessous sont des points à vérifier, pas un règlement figé.

Statut

La spécialité est accessible après intégration dans la gendarmerie comme sous-officier ou officier.

Volontariat

Le candidat doit se porter volontaire selon les ouvertures : il n'y a pas d'affectation automatique en unité motorisée.

Aptitude médicale

Une aptitude spécifique à l'emploi de motocycliste est nécessaire et vérifiée dans le cadre de la sélection.

Condition physique

Le candidat doit être capable de suivre la sélection puis une formation exigeante, physiquement et mentalement.

Aptitude au pilotage

La progression, la sécurité et la maîtrise technique sont évaluées pendant la formation, y compris pour des candidats peu expérimentés.

Âge et critères particuliers

Ils peuvent varier selon les unités, les postes et les appels à candidatures : ils ne se généralisent pas à toute la spécialité.

Postes ouverts

L'accès dépend des besoins du service et des places disponibles au moment de la candidature.

Les critères d'âge, d'aptitude médicale, de taille, de permis et de statut peuvent différer selon l'unité et la campagne de sélection. Certaines fiches concernent une unité précise (par exemple la gendarmerie de l'air) et ne valent pas pour l'ensemble de la spécialité. Ils doivent être vérifiés dans les documents officiels à l'ouverture du parcours.

Comment se déroule la sélection motocycliste ?

Le déroulé décrit ici reste volontairement général : les modalités précises relèvent des documents internes publiés lors de chaque appel à candidatures.

  • Vérification de l'éligibilité, du dossier et du volontariat.
  • Évaluation de l'aptitude médicale à l'emploi de motocycliste.
  • Évaluation de la condition physique.
  • Mises en situation et apprentissage encadré du pilotage professionnel.
  • Évaluation de la sécurité, de la coordination, de l'attention et de la capacité à progresser.
  • Admission en formation selon les résultats obtenus et le nombre de places.

Aucun parcours chronométré, seuil, barème ou technique de pilotage n'est publié ici : diffuser des chiffres non officiels ou des conseils de conduite serait à la fois inexact et dangereux.

Où se déroule la formation de motocycliste ?

La spécialité s'apprend dans un centre national dédié à la sécurité routière.

Un centre national dédié

La formation spécialisée est dispensée au Centre national de formation à la sécurité routière (CNFSR), implanté à Fontainebleau. Il est présenté comme le centre de sélection, de formation et de perfectionnement des motocyclistes de la gendarmerie.

Une durée indicative

Certaines sources institutionnelles évoquent une formation d'environ onze semaines. Cette durée est indicative : elle doit être vérifiée au moment de l'ouverture d'une sélection.

Un contenu professionnel

Maîtrise du pilotage en sécurité, techniques professionnelles, gestion des situations rencontrées sur la route et emploi de la moto comme outil de service.

Après la formation

Une fois la formation validée, l'affectation dépend des besoins de la gendarmerie et des postes ouverts : elle n'est jamais garantie à l'avance.

Quel niveau physique et quelles qualités faut-il développer ?

Conduire une moto de service pendant un service entier, par tous les temps, en restant attentif et disponible pour le public : c'est une exigence de fond, pas de performance.

Endurance et résistance à la fatigue

Les services se déroulent souvent dehors, par tous les temps, avec des amplitudes horaires variables. Le fond compte davantage que la performance ponctuelle.

Renforcement et mobilité

Gainage, dos, épaules et jambes : la conduite prolongée et les manipulations d'une moto lourde sollicitent l'ensemble du corps.

Coordination et équilibre

La maîtrise à basse vitesse, les manœuvres et le placement demandent une motricité fine, travaillée en formation.

Concentration durable

Rester attentif pendant des heures, anticiper les comportements des usagers et gérer l'imprévu font partie du métier.

Maîtrise de soi

Le contact avec les usagers, parfois tendu, suppose du calme, de la clarté et une prise de décision posée.

Rigueur et sens du service public

Respect strict des procédures et des règles de sécurité, posture professionnelle et pédagogie envers les usagers.

Avant de viser une spécialité motocycliste, le premier objectif est de réussir le concours SOG et de se préparer sérieusement à ses épreuves, dont l'épreuve physique de gendarmerie (EPG).

Salaire d'un motocycliste de la gendarmerie

Il n'existe pas de salaire unique de « gendarme motocycliste ». La solde dépend du grade, de l'ancienneté, de l'affectation, de la situation familiale et des indemnités applicables. La spécialité est exercée dans un cadre militaire : une partie de la rémunération peut donc varier selon les conditions réelles d'emploi.

Les montants qui circulent en ligne sont souvent anciens, non sourcés ou ne précisent pas s'il s'agit de brut, de net ou d'indemnités. Une page dédiée au salaire du gendarme est en préparation : elle présentera des repères datés, sourcés et explicitement indicatifs.

Avantages et réalités du métier

Se projeter honnêtement dans le quotidien du métier évite les déceptions et prépare mieux à la sélection.

Points attractifs

  • Métier de terrain, opérationnel et varié.
  • Spécialisation technique reconnue au sein de l'institution.
  • Rôle concret et visible dans la sécurité routière.
  • Diversité des interlocuteurs, des missions et des environnements.
  • Possibilité d'exercer dans différents types d'unités motorisées.

Réalités à anticiper

  • Exposition aux conditions météo, au trafic et aux risques de la route.
  • Exigence physique et mentale au quotidien.
  • Respect strict des procédures et des règles de sécurité.
  • Horaires et disponibilité liés à un métier militaire.
  • Sélection exigeante : ni la spécialité ni l'affectation ne sont garanties.

Les pages à consulter ensuite

Pour avancer concrètement, l'étape utile est de préparer l'entrée dans la gendarmerie.

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